Arabe turc

race de chevaux

L’Arabe turc (turc : Türk Arap) est la race de chevaux de selle de type arabe propre à la Turquie. Elle constitue l'une des deux races de chevaux officiellement reconnues dans ce pays. L'Arabe turc s'est répandu en Asie et en Europe à la faveur des conquêtes des armées ottomanes.

Arabe turc
Tête d'un cheval arabe turc de robe grise
Tête d'un cheval arabe turc de robe grise
Région d’origine
RégionDrapeau de la Turquie Turquie
Caractéristiques
MorphologieCheval de selle
Taille1,52 m environ
TêteProfil concave
Autre
UtilisationCourse de chevaux

Histoire

Leopard, un étalon arabe turc exporté aux États-Unis en 1879, après avoir été présenté par le sultan au général Ulysses S. Grant.

La race Arabe turc s'est constituée par croisements entre les juments locales de Turquie, dites anatoliennes, et des chevaux arabes de diverses origines[1],[2]. Les conquêtes ottomanes entraînent la diffusion de chevaux Arabe turc dans de nombreux lieux d'Europe et d'Asie, en particulier en Crète[3], à Chypre, et en Albanie[4].

Dans les années 1920 et 1930, des étalons arabes sont importés vers la Turquie depuis des pays voisins, en particulier depuis l'Irak et la Syrie[1]. Des lignées maternelles de pure race Arabe ont été préservées dans divers haras turcs sous l'Empire ottoman[5]. La race arabe locale reçoit l'attention de Mustafa Kemal Atatürk[6].

Un registre d'élevage a été établi pour la race en vertu d'une loi promulguée en 1926, ce qui en fait l'une des deux races de chevaux d'origine turque à disposer d'un tel registre et d'une reconnaissance nationale[5].

Jusqu'en 2005, la filiation des chevaux s'établissait par typage sanguin, une technique remplacée par le typage ADN dès l'année suivante. Les poulains sont identifiés par la pose d'une puce électronique[5].

Description

De modèle léger[2], le cheval arabe turc tend à être plus grand que les autres souches de chevaux dites arabes, puisqu'il mesure environ 1,52 m. Cette particularité provient de sa sélection pour les courses locales[1]. Son tour de canon est de 19 cm en moyenne[5]. Il existe trois lignées répertoriées : Kuhailan, Saklawi et Hamdani[2].

Utilisations

Il est élevé préférentiellement pour les courses[1], qui représentent un secteur économique important en Turquie. Sa rapidité est supérieure à celle des autres lignées de chevaux arabes[5]. L'Arabe turc est admis en croisement parmi les races constituant le cheval touranien[7].

Diffusion de l'élevage

L'existence de registres permet une estimation assez fiable de la présence de ces chevaux en Turquie. En 2008, 10 200 sujets sont répertoriés dans le pays, pour 1 100 naissances, 250 étalons reproducteurs et 1 600 juments[5]. L'étude menée par l'Université d'Uppsala en 2007 le signale comme race locale asiatique dont le niveau de menace est inconnu[8]. L'Arabe turc naît dans trois haras nationaux : Ciftaler, Karacabey et Sultan Suyu, ainsi que dans de nombreux haras privés[6]

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • )
  • [Güleç 2005] (tr) Ertuğrul Güleç, Türk at irklari [« Races de chevaux de Turquie »], Ankara, Anadolu At Irklarini Yasatma ve Gelistirme Dernegi Yayinlari. Elde basim, (ISBN 978-975-95-9310-0, lire en ligne)
  • , OCLC 948839453)
  • [Yılmaz 2012] (tr) Orhan Yılmaz, « Türkiye Yerli At Irkları ve Bir Koruma Çalışması », YYÜ TAR BİL DERG (YYU J. Agr. Sci.), Iğdır, Iğdır Üniversitesi, Ziraat Fakültesi, Zootekni Bölümü, vol. 22, no 2,‎ , p. 117-133 (lire en ligne)
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