Utilisateur:Slirag/Liste des lieutenants du Dauphiné

AVERTISSEMENTIl existe de subtiles différences entre les lieutenants du roi, les lieutenants-généraux du roi et les lieutenants du gouverneur de la province. Les sources utilisées ici ne permettent pas toujours de préciser le statut exact des lieutenants du Dauphiné listés ci-dessous.Par ailleurs, cette liste risque de n'être pas exhaustive, notamment pour les périodes anciennes (avant le XVIe siècle).


Lieutenants du XIIIe siècle

Mitte, d'argent au sautoir de gueules, à la bordure de sable chargée de huit fleurs de lys d'or
Olger Albin Mitte, lieutenant du dauphin[1]
1277.
Lieutenant pour le Dauphin au gouvernement de Dauphiné.


Lieutenants du XIVe siècle

Les lieutenants du Transport

Poitiers, d'azur à six besants placés 3, 2 et 1, au chef d'or
Aymar de Poitiers, comte de Valentinois et Diois[2].
Avant 1349.
Lieutenant du dernier Dauphin indépendant, il est nommé gouverneur en fin d'année et accompagne les modalités effectives du transport du Dauphiné à la France.


Montault, lozangé d'argent et d'azur
Bérenger de Montaut, archidiacre de Lodève[3].
1350, 1351
Il est nommé lieutenant par le roi le 12 novembre 1350 suite à sa participation active aux négociations du transport du Dauphiné depuis 1343 ; le gouverneur lui confie le 16 mars 1353 l'administration intégrale de la justice en Dauphiné[4]. Il intègre ensuite le Conseil du dauphin Charles en 1355[5]. Auparavant conseiller du roi et maître des requêtes en son Hôtel, il avait participé en 1347-1348 aux négociations avec Jeanne d'Artois et son héritier Gaston Phébus sur l'hommage de Foix aux rois de France[6].


Beausemblant, de gueules à trois pals d'argent
Artaud, seigneur de Beausemblant († v.1375), maître d'Hôtel du dauphin Humbert (1349)[7].
1351.
Il partage en 1355 la charge de maître d'hôtel du dauphin Charles avec Guy de Leuse[8] puis est intégré en 1358 au Conseil du roi[9]. Il fait partie des témoins signataires du Traité de Brétigny le 8 mai 1360[10] et signe le 13 avril 1369, au nom du duc d'Anjou, un accord avec la Reine Jeanne à Nîmes en présence du cardinal de Canillac[11]. On le retrouve en 1371, débouté de ses prétentions sur un péage de la seigneurie de Malleval en Forez[12].
Artaud est le 3e fils de Guillelme de Beausemblant (témoin du testament du dauphin Jean en 1318 et combattant de Varey en 1325). Marié le 7 juin 1361 avec Bérengère d'Alès, il teste le 17 octobre 1374 au profit de sa veuve qui se remariera avec Falque IV de Montchenu. Beausemblant, fief rendable du fait de la rupture d'héritier mâle, est remis entre les mains du roi-dauphin qui le rendra à Bérengère le 26 septembre 1387 (Falque rendra l'hommage sur ce fief le 1er juillet 1388)[13].

Le Dauphiné devient Province

Genève, cinq points d'or équipolés à quatre d'azur
Hugues de Genève († 1365), seigneur d'Anthon[14].
1353[15], 1358[16]
Nommé lieutenant du roi en Dauphiné[17], il était fils puîné d'Amédée de Genève et d'Agnès de Chalon ; Béatrix sa fille fut son héritière, et épousa Frédéric de Saluces. Hugues a acquis sa seigneurie par son mariage avec Isabelle d'Anthon fille d'Aymar[18].


Marcossey, d'azur au lévrier d'argent accolé de gueules
Guillaume Fournier († 1377), évêque de Gap puis de Genève[19].
1366, avant avril.
Nommé par le gouverneur Raoul de Louppy au début de l'année 1366, Guillaume Fournier de Marcossey, originaire de Genève, est alors évêque de Gap. Le décès de l'évêque de Genève intervient à peu près au même moment : Fournier demande et obtient son transfert vers Genève où il restera jusqu'à sa mort[20].
Fournier signe quelques actes durant sa courte lieutenance, qu'il valide de son sceau portant 2 dauphins affrontés soutenant de la tête une grande fleur de lys, dans un trilobe orné au sommet de tierce-feuilles et cantonné de branches de feuillages, ou "Dauphiné soutenant la France"[21].


Coupier, semé d'hermines au chef de gueules
Guy Coppier, seigneur d'Hières, Dauphinois[22].
1366, fin avril.
Le chevalier Guy Coupier est nommé, après le départ précipité de Guillaume de Marcossey, vice-gérant pour le fait de la guerre par lettres de Crémieu du 26 avril 1366 ; il était auparavant capitaine de Romans (1363), châtelain de La Tour-du-Pin (1364-1365), puis bailli du Viennois et du Valentinois, et courrier de Romans (1366)[23]. L'un de ses ancêtres, Pierre Copier, est qualifié de chevalier sur un acte de 1285[24] ; un autre, Guigues, jure l'observation de l'acte de transport du Dauphiné à la France (1349)[25].


Clermont, de gueules à deux clefs d'argent, passées en sautoir
Joffrey, vicomte de Clermont, Dauphinois[26].
1369.
Nommé en 1369, Geoffroy est issu de la maison de Clermont ; premier baron de Dauphiné, il est fils d'Aynard II[27], baron de Clermont en Viennois et vicomte de Clermont en Trièves, et d'Agate de Poitiers fille du comte de Valentinois. Il eut pour épouse Isabeau, fille de Guillaume de Montoison et de Lizenne de Pierregourde. Son aîné, Aynard III, continua la branche aînée des comtes de Clermont, et Charles son puîné commença celle de Montoison[28].
C'est à Geoffroy de Clermont qu'entre 1374 et 1376, Charles de Bouville confie la défense de Grenoble contre les Bretons des Grandes compagnies[29].


Morges, d'azur à trois têtes de lion arrachées d'or, lampassées de gueules, couronnées d'argent
Guy de Morges, seigneur de La Rochette, Dauphinois[30].
1375, 1379[15]
Il était déjà nommé lorsqu'il reçut, au nom du dauphin, l'hommage du marquis de Saluces[31] et des seigneurs et nobles du Dauphiné.
Il était fils puîné de Guigues de Morges, seigneur de Gensac (en Diois), et fut marié à Falconne Roux[32] ; il mourut sans descendance[33].


Eudin, d'argent à l'aigle bicéphale d'azur
Enguerrand d'Eudin, seigneur de Châteauvillain[34].
> 1376 - 1385 <
Nommé lieutenant par Charles de Bouville[35], auquel il succède en 1385 comme gouverneur du Dauphiné.


-
  • Gobert Carlaire, président unique du Conseil delphinal[36]
(1377)
Lieutenant temporaire en l'absence du gouverneur pour l'occasion d'hommages rendus par divers nobles au roi-dauphin[37] ; il sera en 1382 en conflit avec Bouville au sujet de droits de chasse et se verra contraint de trouver refuge en Avignon.


-
Robert Cordelier, président unique du Conseil delphinal[38].
(1385)
Nommé lieutenant par des Lettres d'Enguerrand d'Eudin de Villeneuve-les-Avignon du 4 décembre 1385 pour le remplacer sur la durée de ce mois[39].
Issu d'une famille de Briançon, il était lecteur à l'université de Grenoble lorsqu'il fut remarqué par Charles de Bouville qui en fit son chancelier[40], ce qui l'amena, malgré les événements de 1379, à la présidence du Conseil en 1385[41].
C'est sans doute un homonyme parisien qui intervient dans la diplomatie royale à la même époque[42].

Lieutenants du XVe siècle

-
Hector du Cheylar[43], seigneur de Balmes[44], Dauphinois[45].
1403.
Nommé lieutenant en 1403 par le gouverneur Boucicaut[46]. Sa famille était du Diois et s'est éteinte au XVIe siècle.


-
Pierre Clarival[47].
1410.
Est nommé lieutenant de Guillaume de Laire par un arrêt rendu par le Conseil delphinal, qui était alors à La Côte-Saint-André, le 16 décembre 1410.


-
  • Conseil delphinal (sous la présidence de Guillaume Gélinon[48])
1413, 21 octobre
Lieutenance confiée temporairement au Conseil par Régnier Pot, gouverneur[49].


Langon, de gueules à la tour d'argent crénelée de quatre pièces, maçonnée, fenestrée et portillée de sable
  • Artus de Langon[50], accompagné de Jean de La Bis[51]
1415, juillet à octobre
Représentants du gouverneur Guichard Dauphin d'Auvergne en attendant son arrivée dans la province[52].


Tholon, de sinople au cygne (ou jars) d'argent becqué et membré d'or
  • Conseil delphinal (sous la présidence de Pierre de Tholon[53])
1418, 5 juin
Le gouverneur Henri le Roux nomme le Conseil à la lieutenance générale de façon temporaire[54].


Sassenage, d'argent fascé d'azur de dix pièces au lion de gueules
Antoine de Sassenage, seigneur de Montrigaud et vicomte de Tallard[55], Dauphinois[56].
1424.
Nommé lieutenant-général en 1424[57], fils d'Aynard de Sassenage et mari de Claudine de Beauvoir.


Rigaud, d'azur à la bande d'or, accompagnée en chef de trois losanges de même posés 2 et 1 et en pointe de trois autres losanges de même, posés en bande
Alzéard Rigaud, chevalier, Dauphinois[58].
1426[55]
Lieutenant-général, Rigaud est de la famille d'Hugues Rigaud, noble vivant en 1283[59].


Girard, d'or au chevron de gueules, accompagné de trois roses de sable
Jean Girard († 1457), Maître des Requêtes de l'Hôtel du roi, Dauphinois[60].
1428-1434.
Fut nommé lieutenant par des Lettres du gouverneur Mathieu de Foix du 9 de juillet 1428 et reconduit par Raoul de Gaucourt (1428)[61].
Fut ensuite Président unique du Conseil delphinal, et, après avoir abandonné ses charges en 1434 pour être chanoine de Notre-Dame d'Embrun, archevêque d'Embrun en 1437[62].
Jean Girard a également été ambassadeur auprès du pape ; sans doute est-ce le jurisconsulte né à Paris à la fin du XIVe siècle et docteur ès lois ; le 27 février 1417 la ville de Lyon tente de se le concilier comme conseiller en tant que docteur ès lois ; succède à Guillaume Gélinon comme président du Conseil delphinal en 1420 jusqu'au 20 avril 1422, date de prise de fonctions de Pierre de Tholon ; reste conseiller royal (acte du 16 avril 1424) : maître des requêtes de Charles VII de 1419 à 1428 puis nommé le 1er novembre 1428 lieutenant du gouverneur de Dauphiné jusqu'en 1434[63].


Ursins, bandé d'argent et de gueules de six pièces, au chef d'argent, chargé d'une rose de gueules, et soutenu d'or
Guillaume Jouvenel des Ursins[64].
1434, 1435, 1436[65]
Fut nommé Lieutenant de cette Province par des Lettres de Raoul de Gaucourt Gouverneur du 26 août 1434[66]. Il fut ensuite Chancelier de France, et il était fils de Juvenel Avocat au Parlement de Paris, et de Michelle de Vitry. Il eut pour femme Geneviève Héron, et n'eut qu'un fils appellé Jean Seigneur de Trenel, qui mourut sans postérité, et une fille nommée Jacqueline, épouse de Jacques de Beaujeu Seigneur de Lignières[67].


...
Gabriel de Bernys, seigneur de Targes[68], Maître d'Hôtel du dauphin Louis[69].
1441, 1443
Nommé lieutenant par le dauphin le 9 août 1441 pour gouverner en l'absence du gouverneur et de son lieutenant. Il se dit Lieutenant au Gouvernement de Dauphiné sur un acte de 1443.
Famille de Pierre de Bernis ?


Vieux, d'azur à la tête de cerf coupée d'or
Gabriel Vieux, Commandeur de Saint-Gilles, Dauphinois[70].
1442.
Nommé lieutenant du gouverneur par Lettres de Raoul de la Loupe du 27 août 1442. Fils de Jeoffroy Vieux et de Philipes de la Vilette ; descendant d'un Guillaume Vieux connu en 1280. Cette famille a fini au commencement du XVIIe siècle.


Estissac, d'azur à trois pals d'argent
Amaury, seigneur d'Estissac[71].
1444[72]-1447 ?
Premier chambellan et conseiller du dauphin en 1436, il dirige le convoi des aides du Dauphiné (1437) qu'il est ensuite chargé de percevoir (1444 et 1445)[73]. En 1447 reçoit le prince de Navarre à Grenoble et achète la baronnie de Clérieu[74] avant de repartir en Poitou où il acquiert cette même année le château de Coulonge.
Il est originaire de Guyenne[75]. Il apparaît en 1428 comme témoin d'un acte passé à Loches et assiste avec Jeanne d'Arc au siège d'Orléans[76]. Nommé sénéchal en Poitou en 1430, il hérite en 1434 de Raymond de Guerre puis, en tant que lieutenant de Charles d'Anjou et commissaire du roi en Limousin (1435-1436), il est député auprès de Jean de la Roche, sénéchal du Poitou, pour l'aider à combattre les anglais[77]. Nommé en 1437 chambellan et conseiller du roi[78]. Il rend la justice à Montclar en 1439 et accompagne le gouverneur du dauphin, Guillaume d'Avaugour seigneur de la Roche-Mabile, en mission auprès de Charles VII à Angers en 1440[79]. Nommé sénéchal de Saintonge en 1442[80], il est assiégé dans Castelnau lors d'un conflit entre les habitants de Sarlat et le prince Jean de Bretagne. Il se marie en 1444[81] avec Marguerite d'Harcourt, avec laquelle il n'aura pas d'enfants : il institue son beau-frère Jean de Madaillan[82] comme héritier d'Estissac (à charge pour lui d'en prendre nom et armes)[83]. Il fait partie de l'ambassade dépêchée auprès du roi des Romains en septembre 1444[84].
Il reprend son poste de sénéchal de Saintonge avant 1451 (dès 1447 ?), se remarie en 1456[85] et décède en 1457[86].


Pour Aymard, les armes de Clermont (de gueules à deux clefs d'argent, passées en sautoir) devaient être brisées
Aymard de Clermont, seigneur de Crolard, Dauphinois[87].
1445
Nommé par le dauphin Louis le 24 juin 1445, il était fils naturel du baron de Clermont.


Aynard, de vair au chef de gueules, chargé d'un lion issant d'or
Raymond Aynard, seigneur de Montaynard, Dauphinois, Maître d'Hôtel du dauphin Louis[88].
1449[89], 1455
Nommé lieutenant-général par le dauphin le 28 juillet 1455. Il était fils d'un autre Raymon de Montaynar, et resta célibataire. Famille ancienne en Dauphiné[90].


Coppier, semé d'hermines au chef de gueules
Jean Coppier, Dauphinois[91].
1458
Nommé lieutenant par le gouverneur le 8 septembre 1458. Était petit-fils d'Aymard (frère de Guy (Pierre), lieutenant en 1366).


...
Guillaume de Vennac[92].
1461-1462
Guillaume de Vennac, écuyer et panetier du dauphin Louis ; nommé dès l'avènement de Louis XI capitaine et châtelain de Château-Dauphin, Briançon et Exilles, puis (18 août 1461) bailli des montagnes de Dauphiné (l'est encore en 1467). Nommé début août lieutenant du gouverneur Jean d'Armagnac (jusqu'en janvier 1462). Missionné par Louis XI de la confiscation des biens de Guillaume bâtard de Poitiers, accusé de crime et de félonie (23 août 1461) et d'une enquête sur les attentats commis contre les droits des citoyens de Gap par les officiers de l'évêque (11 juin 1463). A été employé dans la campagne de Roussillon (juillet 1462)[93].
Dans le cadre de la guerre du Bien Public entre Louis et les Bourguignons en 1464-1465, est envoyé au devant du comte Galéas Sforza (fils du duc de Milan) en juillet 1465 pour l'accueillir et lui conférer les pleins pouvoirs[94].

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Alleman, de gueules semé de fleurs de lys d'or, à la bande d'argent brochant sur le tout
Aymon Alleman, seigneur de Champs, Dauphinois[95].
1461, 1462
Nommé lieutenant par le gouverneur Jean Bâtard d'Armagnac le 30 janvier 1461[96]. Il est issu d'une très ancienne famille, fils de Guigues Alleman, seigneur de Champs, de Saint-George et de Taulignan, et de Marguerite Aynard, et fut marié à Claire de Menthon fille de Henry et de Marie de St-Amour.


Alleman, de gueules semé de fleurs de lys d'or, à la bande d'argent brochant sur le tout
Soffrey Alleman, Seigneur de Châteauneuf, Dauphinois[97].
1465
Nommé lieutenant le 12 mars 1465.
Il était fils de Jean II Alleman, baron d'Uriage, et de Bonne de Chalon. Il eut deux filles de Claudine Grinde sa femme : Charlotte épouse de Renaud du Châtelet, et Louise mariée au baron d'Ayguebelette en Savoie.


Sforza-Visconti, d'argent à la guivre d'azur couronnée d'or, issante de gueules
Galéas Marie Sforza[98].
1465
Nommé lieutenant par le roi le 27 juin 1465.
Il était fils de François Sforza, comte de Catignolle puis duc de Milan en 1450 et de Blanche, fille naturelle de Philippe-Marie duc de Milan. Marié en premières noces avec Sausie, fille de Louis de Gonzagues duc de Mantoue, et en secondes noces avec Bonne fille de Louis II duc de Savoie. Il sera duc de Pavie[99].
Le 6 août 1465, Louis XI envoie Galéas Sforza assisté d'Aymon Alleman, prendre toutes les places possibles du comté de Mâcon et de "mener forte guerre" en Bourgogne, Beaujolais et Bourbonnais[100] et Gaston du Lyon, avec 70 lances, a mis en déroute le maréchal de Bourgogne campé à Moulins-Engilbert en Nivernais, lequel prend la fuite en laissant de nombreux morts et prisonniers[101].


Châtelet, d'or à la bande de gueules, chargée de trois fleurs-de-lis d'argent, dans le sens de la bande
Raynaud du Chastelet, Maréchal de France, gendre du précédent[102].
1472
Nommé lieutenant le 25 février 1472. Il était fils de Félix de Chastelet, qui vivait l'an 1436.
Renaud (fils aîné de Philibert et de sa première épouse Claude de Paroye, prisonnier à Bulgnéville en 1431 contre les troupes du roi René duc d'Anjou, † 1478), chevalier, comte de Vignery, souverain de Vauvillars, sire de Châteauneuf, Sorcy & Pompierre ; assiste aux traités de paix du 5 août 1442 entre ducs de Bourgogne et de Lorraine ; écuyer d'honneur du roi en 1454 ; conseiller, chambellan et écuyer tranchant de Louis XI, capitaine et châtelain de la Grosse tour de Villeneuve-le-Roi  ; épouse Charlotte Alleman, dauphinoise, fille de Jean (maréchal de Dauphiné) et Bonne de Chalant, qui lui apporte Châteauneuf et Larbenne et la dignité de maréchal de Dauphiné ; bailli de Chaumont (1466) puis de Sens (1469) ; chargé de remettre le duché de Bar dans les mains de la duchesse de Lorraine et son fils le duc, mort avant le 21 avril 1493 ; enfants Antoine, Jacques et Marguerite[103]

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Richart, d'azur à trois quintefeuilles d'argent
Louis Richart, seigneur de Saint-Priest, Dauphinois[104].
1473
Il était filleul du roi Louis XI et descendait d'un autre Louis Richart seigneur de Saint-Priest, qui vivait l'an 1363. Il épousa Anne, fille naturelle du roi. (Armoiries Allard).
Wiki (château) : Louis (v.1445–v.1480), fils de Gillet et Antoinette de Grolée, est lieutenant général du Dauphiné en 1473 ; vers 1465, Louis Richard épouse Isabeau de Valois, fille illégitime de Louis XI et Marguerite de Sassenage.
A l'occase de son mariage avec Isabelle de Bigny (dame d'honneur de la reine Charlotte), Louis XI dote Louis Richard le 8 décembre 1641 (à Tours) de St-Symphorien-d'Ozon et de Vaulx ; Louis Richard †1484 (sa soeur Louise Richard a été mariée le 28 septembre 1467 à Gaspard Artaud de Montauban, sire d'Aix et de Montmaur)[105]. Jean Artaud de Montauban fils de Guillaume Artaud sgr d'Aix et de sa première épouse Isoarde de Montauban, teste le 10 octobre 1464 ; son fils aîné Gaspard épouse Louise, fille de Gilet et † v.1497 laissant une fille unique, Catherine ép. 1490 Louis de Clermont sire de Virieu ; Jean Artaud le jeune fils de Guillaume et de sa seconde épouse Jeanne de Laudun, ép. Marie Alleman et teste le 10 juin 1491[106].


...Ce Joux-là ?...

Pierre, seigneur de Joux[107].

1477, 3 février (fut pourvu le)
Rien dans Famille de Joux (armoiries utilisées ici pour faire joli) et Fort de Joux (Doubs) - Joux (69) avec blason - Saint-Germain-de-Joux (01) - Joux (homonymie)


Glandevès, fascé d'or et de gueules, de huit pièces
Raymon de Glandevez, Seigneur de Faucon, Chambellan du Roy, Sénéchal de Provence[108].
1477 ?, 1481, 25 avril (fut pourvu le)
Il était fils de Lion de Glandevez, Seigneur de Faucon, Chevalier de l'Ordre du Croissant, d'une famille très ancienne en Provence.


...


Claret, de gueules à deux clefs d'argent, mises en pal et endossées, au chef d'or chargé de trois merlets de sable
Pierre Claret, Maître d'hôtel du Dauphin, seigneur de Truchenu[110], Dauphinois[111].
1482 (fut pourvu le)
Descendait d'un autre Pierre Claret qui vivait l'an 1309, il eut pour femme Charlotte de Clermont, fille de Claude de Clermont, seigneur de Montoison et d'Anne de Talaru (Tallard ?). Sa postérité a fini par Lucrèce de Claret épouse d'Antoine de Simiane seigneur de Cederon[112].
Famille Alleman de Mirabel#Nom relevé par la famille de Claret nomme un Pierre de Claret de Saint-Félix (sa soeur aînée, Gaillarde, se marie en 1411) qui épouse une Miracle Alleman dont le fils Guérin relève le nom Alleman de Mirabel (vers Nîmes). Le même ?
Marguerite de Claret-Treschenu ép. Hugues de Lhère ; son fils Claude déclare le 15 mars 1540 tenir en fief de l'évêché de Die : Luc, Miscon, Glandage et Grand-Guisans. Claude ép. Philippine de Guiffrey-Boutières... [113]
Pierre Claret bailli du Briançonnais en 1232 ; autre, seigneur de Truchenu et d'Esparron, parait en 1326 à la bataille de Varey avec son frère Peyronnet ; autre, seigneur des mêmes, combat à Azincourt en 1415, (reprend le lieutenant, sans plus, en ajoute de plus récents)[114].


Ceurscy, d'argent à trois jumelles d'azur, et une cotisse vivrée de gueules, brochant sur le tout
Jacques Rataud, seigneur de Ceursey[115].
1484, 20 avril (fut pourvu le).
Jacques Rataud accompagne Lescun début décembre 1487 au Pont-de-l'Arche rencontrer le roi de France en ambassade pour le duc de Bretagne[116].
Il est fait chevalier de l'ordre de l'Hermine comme écuyer en 1445, et écuyer résidant à la cour de Bretagne, et capitaine de Parthenay pour des gages de 250£ en 1457 (et 1459)[117].
Écuyer de Bretagne en 1445[118].
Dépêché à Tours fin décembre 1455 pour préparer la rencontre du duc de Bretagne et du roi de France début 1456[119].
Il est déchargé le 28 décembre 1457 de sa charge de capitaine de Mervent (cl.1714) pour être écuyer résidant du duc de Bretagne en 1458 (cl.1725)[120].


Savoie, de gueules à la croix d'argent
Philippe de Savoie, comte de Baugey, seigneur de Bresse[121].
1484, 14 février (fut pourvu le)
Il fut ensuite Gouverneur en 1485.


La Palu, de gueules à la croix d'hermines
Hugues de La Palu, seigneur de Châtillon, comte de Varax, maréchal de Savoie[122].
1484, 1485 ou 1487
Fut pourvu le 19 avril 1485 par François d'Orléans, comte de Dunois, Gouverneur [problème : François d'Orléans a laissé sa place à Philippe de Savoie en février 1485...]. Il était de Bresse, et fils de Guy V de La Palu, Seigneur de Châtillon et Vicomte de Salin, et d'Isabeau de Cuzance, et eut pour femme en premières noces, Guillemette de Varax fille de Gaspard de Varax et de Catherine de Seyssel, et en secondes noces Antoinette de Polignac fille de Guillaume Comte de Polignac et d'Aymée de Saluces.
Conseiller et chambellan du duc de Bourgogne (†1464) (ou du duc de Bourgogne (ap.1482) ? NON), maréchal de Savoie en 1494 après Anthelme de Miolans, envoyé en tant que lieut. de Dauph. assister le commissaire apostolique Alberto Cattaneo contre les Vaudois, avec quelques succès. 1er mariage le 14 septembre 1462 avec Varax (malgré opposition du chevalier Thomas de Saluces (fils du marquis Ludovic) et avec arbitrage du duc de Savoie), qui donne deux filles sans descendance, puis 2nd avec Polignac, qui donne 5 enfants. Les époux testent le 4 avril 1502 et Jean-Philibert, l'aîné, succède à son père[123].
Parent de Louis de La Palud, (v.1375-1451) cardinal de Maurienne.


Grolée-Bressieux, gironné d'argent et de sable, de huit pièces
Antoine de Grolée-Mévouillon[15], baron de Bressieux[124], seigneur de Ribiers[125].
1491, 10 octobre, 1re nomination
Quelques affaires qu'il eut avec les États de la Province, le roi lui ordonna de se retirer chez lui, deux ans après. Il fut néanmoins rétabli par des Lettres du 9 juin 1498. Il était fils de Jean de Grolée Seigneur de Revel et de Serre et de Beatrix de Mévouillon, et épousa Heleie de Hangest. La famille de Grolée est originaire de Bugey, où est encore le Château de Grolée, qui apartient à la famille de Ducros en laquelle est tombée la branche aînée de celle de Grolée, laquelle avait étendu ses rameaux en Dauphiné dont il ne reste que le Comte de Vireville en cette Province, et le Comte de Peire en Gévaudan.


Aynard, de vair au chef de gueules, chargé d'un lion issant d'or
Hector de Montaynard, Dauphinois[126].
1493, 1497[127]
Lieutenant du roi au gouvernement de Dauphiné[128]
Il fut aussi Chambellan du roi, Lieutenant-Général en Normandie, fils de Raymon Aynard Seigneur de Montaynard, et de Claude de Bérenger. Il épousa en premières noces Marguerite de Monferrat, fille légitimée de Guillaume Marquis de Montferrat, et en secondes noces Louise de Montchenu, fille de Philibert, Seigneur de Montchenu et de Bonne de Rivoire.


Aynard, de vair au chef de gueules, chargé d'un lion issant d'or
Lantelme de Montaynard, Dauphinois[129].
1499
Lieutenant du roi au gouvernement de Dauphiné[130]
Frère du précèdent[127], époux de Bonne Alleman, fille de Boniface Alleman, seigneur d'Uriage, et de Claude d'Hostun. Il n'eut qu'une fille, Anne, femme de Jean de Poisieu[131].


Seytre, d'or au lion de gueules, à la bande de sinople, chargée de trois roses d'or et brochant sur le tout
Charles Seytre, seigneur de Novezan[132].
1499
Fils de Jean de Seytre et de Delphine Espiefame, il épousa Philippe Seytre sa parente ; famille provençale (Armoiries Allard).
Parent d'Etienne Seytre qui rend hommage au dauphin pour Louis II de Poitiers-Valentinois en 1377.


Grolée-Bressieux, gironné d'argent et de sable, de huit pièces
Antoine de Grolée-Mévouillon, baron de Bressieux et seigneur de Ribiers[133]
1498, 1499 ou 1500, 2de nomination[134]
Assure de 1500 à 1503 l'intérim de [Gaston de Foix-Nemours|Gaston de Foix] à son poste de [Liste des gouverneurs du Dauphiné|Gouverneur du Dauphiné].


Lieutenants du XVIe siècle

Alleman, de gueules semé de fleurs de lys d'or, à la bande d'argent brochant sur le tout
Soffrey Alleman, seigneur d'Uriage et du Molard[135], Dauphinois[136].
1505
Fils de Guignes IV Alleman, baron d'Uriage, et de Marie Grinde ; épouse Jeanne de Saint-Priest fille de Louis Richart, seigneur de St-Priest et d'Isabeau légitime de France. Distingué sous le nom de Capitaine Molart dans les guerres d'Italie.


Poitiers, d'azur à six besants d'argent posés 3, 2 et 1 au chef d'or
Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, Dauphinois[137].
1512, 1er mai
Il fut aussi chevalier des ordres du Roi, et capitaine des cent gentilshommes de sa Porte, fils d'Aymar de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier marquis de Cotron vicomte d'Etoile baron de Chalencon et de Jeanne de la Tour d'Auvergne. Il épousa en premier lieu Jeanne de Baternay, fille d'Imbert de Baternay, Baron du Bouchage, et de Françoise de Chabanes, et en second lieu Françoise de Polignac, fille de Guillaume de Polignac, et de Marguerite de Pompadour. Il prit le parti du Connétable de Bourbon, et étant fait prisonnier, fut condamné à avoir la tête tranchée ; mais il eut des Lettres d'abolition ; cependant comme la peur lui avait donné la fièvre, il la garda le reste de ses jours (ce qui a donné lieu d'appeler la fièvre de peur, la fièvre de Saint-Vallier). (Armoiries Allard, p. 200-201).
Accusé de trahison en 1524, finit prisonnier à Loches[138].
Père de Guillaume et de Diane de Poitiers.


Bayard, d'azur au chef d'argent, chargé d'un lion issant de gueules, à la cotice d'or brochant sur le tout

Pierre Terrail le chevalier Bayard[139].

1514, 20 janvier
Nommé par le roi.
Sa famille descend d'Aymon de Terrail en 1320. Sa mère était Hélène Alleman. Resté célibataire, il eut une fille de la maison de Trets Noble de Venise, qu'il fit légitimer. Appelée Jeanne, elle épousa François de Bocsozel, seigneur de Montgontier.


Trivulzio, pâlé d'or et de sinople

Jacques de Trivulzio (1440-1518), marquis de Vigevano, maréchal de France (1499)[140]

1515, 12 avril
Nommé en 1513 gouverneur du Lyonnais puis, en octobre, lieutenant en Bourgogne. Il participe à la bataille de Marignan en 1515 et au siège de Brescia[141].


...
Antoine d'Oriol[142].
1515
Orvol inconnu sur le Net.
Piste d'Oriol / d'Oriolle : un Antoine d'Oriolle est neveu de Jean (gd archidiacre de Narbonne, conseiller au Parlement de Toulouse, garde des sceaux de Languedoc et fils de Pierre d'Oriolle (surintendant et chancelier de France), lequel succède à Georges sur sa démission du diocèse de Montauban et y entre le 13 avril 1492) et son exécuteur testamentaire (13 février 1518) et chanoine de Cahors[143]
Cornillon-en-Trièves, hameau d'Oriol - Oriol-en-Royans, seigneurie de la Maison d'Hostun - Chapelle d'Oriol à Ardoix (07) dépendant de l'abb. de St-Claude - Tour d'Oriol à Aurec-sur-Loire entre Velay et Forez, à Saint-Ferréol-d'Auroure en Velay et à Beaumont-de-Pertuis près d'Apt.
Un Antoine d'Oriol est prieur de l'église Saint-Pierre de Bredons (Cantal) en 1533 (selon ce site).
Piste d'Orval (abandon) : une branche cadette de la maison d'Albret porte le titre de seigneurs d'Orval au XVIe siècle : Arnaud-Amanieu d'Albret-Orval, né après 1419, ép. 1457, † 1463 ; ses enfants sont Jean (qui suit), Gabriel (mort sans descendance) et Françoise. Jean d'Albret-Orval, ép. 1486 puis ..., † 1524 ; enfants Marie, Charlotte et Hélène, plus bâtard Jacques, évêque d'Auxerre[144].
Il existe une Tour de Navarre et d'Orval bâtie de 1511 à 1519 à Langres, mais elle doit son nom à deux gouverneurs, l'un de Navarre, l'autre d'Albret-Orval.
Piste de Loriol : il existe une famille de Loriol, avec un Jacques de Loriol ép. 1435 Anne de Virieu qui se termine, plus tard, avec Jean de Loriol, avant 1574[145]. Cette piste a l'air pas mal.


Fay, de gueules à la bande d'argent, chargée d'une fouine d'azur
Noël de Fay, seigneur de Peyraut[146], 1524.
1524, 14 juillet
Il était du Vivarais, fils d'Hector de Fay aussi seigneur de Peyraut, et de Caterine de Rebé (ou Rabis), et épousa en premières noces (10 juin, 1518 ou 1520) Françoise de Saint-Gelais (soeur ou nièce de Jacques Ier (évêque) d'Uzès, parente de son neveu Jean II (évêque) d'Uzès et grand-mère maternelle de Paul-Antoine (évêque) d'Uzès), et eu secondes Antoinette de Ferley. Il descendait de Raynaud de Fay qui vivait l'an 1360. La branche familiale de ce lieutenant a fini avec Madeleine de Fay épouse d'Abel Calviere baron de Beaucoyron (Armoiries Allard p. 201-202 : ... bande d'or alors que Rivoire de La Bâtie 1867, p. 222 : ... bande d'argent).
A plusieurs fils dont le second, Jean de Fay[147].


Saluces, d'argent au chef d'azur
Michel-Antoine, Marquis de Saluces[148].
1524
Fut pourvu la même année et fut ensuite Gouverneur.


Alleman, de gueules semé de fleurs de lys d'or, à la bande d'argent brochant sur le tout
Charles Alleman, seigneur de Laval[149], Dauphinois[150].
1525-1526
Fut pourvu le 7 mars 1525. Ce ne fut que par commission, et pour commander en cette Province après la mort de Gouffier, jusqu'à ce que le roi eut pourvu d'un Gouverneur ; mais il fut fait lieutenant en chef le 23 mars 1526. Il était fils d'un autre Charles Alleman seigneur de Laval et de Sechiline et de Caterine de Laudun, et d'Anne de Taulignan sa femme, il eut Guigonne Alleman fille unique, mariée en premier lit à Guillaume Cadar d'Ansesune, et en second lit à Bertrand Rambaud de Simiane Marquis de Gordes.
Selon la Liste des Gvr, tient lieu durant une vacance d'octobre 1524 à mai 1525 entre Gouffier et Saluces.
Charles Alleman lieut.-gal de Dauphiné dès 1524[151].


Guiffrey, d'or à la bande de gueules chargée d'un griffon d'argent
Guigues de Guiffrey, seigneur de Boutières, Dauphinois[152].
(1526)-1527.
Fut pourvu l'an 1527. Il était fils de Sebastien de Guiffrey seigneur de Boutières, et épousa Gasparde Berlioz, il testa le 10 février 1560 [† 1545 selon sa page Wiki] ; Guy Baltazard de Guiffrey son fils mourut sans enfants, Joachine sa soeur fut son héritière, et fut mariée à Guy Baltazard de Montaynard seigneur de Marcieu, d'où vint Virgine de Montaynard épouse d'Ennemond Emé père de Guy Baltazard Emé de St-Jullien, Comte de Marcieu Gouverneur de la ville de Grenoble. Cette famille est fort ancienne, et descend de Guillaume de Guiffrey, qui vivait l'an 1200.
Oncle maternel du Baron des Adrets.


Maugiron, mal gironné d'argent et de sable, de six pièces
Guy de Maugiron, seigneur d'Ampuis, Dauphinois[153].
1528
Il fût pourvu le 1er novembre 1528. Il était fils de Hugues de Maugiron et de Claude Lambert dame de La Roche et épousa Auzanne l'Hermite [avec qui il a eu deux fils, Aymar et Laurent]. Il descendait d'Hugonnet de Maugiron qui vivait l'an 1320. Gironné de six pièces d'argent et de sable, ou mal gironné, armes parlantes.
Selon Château d'Ampuis#Histoire, Guy (v.1490-1554) est fils d'Hugues, épouse en 1517 Ozanne, deux fils Guillaume (†1554) et Laurent (†1589), lui-même père de Louis, mignon d'Henri III (†1578), érigé baron d'Ampuis en 1569.


Humières, d'argent fretté de sable
Jean d'Humières, seigneur de Fréchencourt et autres lieux[154].
1535-1536 : lieutenant-général du roi en Dauphiné, Savoie et Piémont.
Conseiller, chambellan et chevalier de l'ordre du roi (1517), gouverneur de Péronne, Montdidier et Roye (1519), également nommé le 23 juillet 1535 gouverneur du dauphin[155]. Reçoit les taxes des pays de Savoie et du Piémont en 1536, sans doute au titre de sa lieutenance générale. Nommé le 1er octobre 1546 chambellan du dauphin et gouverneur de ses enfants. Épouse Françoise de Contay en 1517, dont il a eu (entre autres) Charles de Humières, évêque de Bayeux ; meurt en juillet 1550, son tombeau est conservé au Louvre[156].


Tournon, parti au premier de semis de France, au second de gueules au lion d'or
François, cardinal de Tournon[157].
1536
Il fût pourvu par des lettres du roi François Ier du 10 décembre 1536 de la lieutenance aux gouvernement de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Auvergne, Dombes, Bresse, Bugey, Varromex, Dauphiné, Provence et frontières de Languedoc. Il était fils de Jacques seigneur de la ville de Tournon en Vivarais, et de Jeanne de Polignac, et descendait d'Odon seigneur de Tournon de l'an 1270. Il a fondé le Collège de la Compagnie de Jésus à Tournon. Just-Louis II de Tournon est de cette famille, et a été lieutenant au Gouvernement de cette Province.


Albon-St-A., de sable à la croix d'or (et au lambel de trois pendants)
Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André, marquis de Fronsac, comte de Vallery, maréchal de France[158].
1544
Fût pourvu le 16 août 1544, et dans ses Lettres il est qualifié Chevalier de l'Ordre. Il était fils de Jean d'Albon seigneur de Saint-André, gouverneur du Lyonnais, d'Auvergne et du Bourbonnais, et épousa Marguerite de Lustrac, Catherine sa fille mourut sans alliance. Cette famille est du Lyonnais.
Mort le 19 décembre 1562 à la bataille de Dreux.


Poitiers, d'azur à six besants d'argent posés 3, 2 et 1 au chef d'or
Guillaume de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, Dauphinois[159].
1547
Il fût pourvu le 5 mai 1547. Il était fils de Jean de Poitiers seigneur de Saint-Vallier (lieutenant en 1512) et de Jeanne de Baternay sa première femme, et frère de Diane de Poitiers duchesse de Valentinois.


Clermont, de gueules à deux clefs d'argent, passées en sautoir
Antoine, comte de Clermont, Grand-maître des Eaux et Forêts de France, Dauphinois[160].
1551, 1554
Il fût pourvu le 10 février 1551 et fût aussi lieutenant-général de Savoie. Son père était Bernardin, vicomte de Clermont et de Tallard, et sa mère, Anne de Husson fille de Charles comte de Tonnerre, et d'Antoinette de la Tremoüille, qui était descendue des ducs de Bourgogne, et épousa Françoise de Poitiers, soeur puînée de la duchesse Diane (Allard p. 204-205).
Pourvu de la lieutenance le 10 février 1554[161]
Baron devient comte en 1547 (le comté intègre Paladru), Grand-maître 1551-1554, teste 12 avril 1578 et meurt peu après[162]. Lieut.-Gal du roi en Dauphiné en 1554[163].


Saulx, d'azur au lion d'or, armé et lampassé de gueules
Gaspard de Saulx, comte de Tavannes, maréchal de France[164].
1560[165].
Ne le fût que par Commission. Il était fils de Jean de Saux[166], Allemand de nation qui vint en France l'an 1318 (sic = issu d'une famille allemande ?), et y épousa Jeanne Dame de Tavanes[167]. La femme du lieutenant fût Françoise de La Baume fille de Jean de La Baume comte de Montrevel[168], et de Françoise de Vienne.
Successivement gentilhomme de la chambre du roi (vers 1536), lieutenant de fils de France (de 1542 à 1545), chambellan (1545), maréchal de camp aux armées d'Allemagne et d'Italie (1552-1554), gouverneur de Verdun (v. 1553), lieutenant du roi en Bourgogne (1555-1570), pourvu du "commandement absolu en Dauphiné" (1560, suites de la conjuration d'Amboise avec des soulèvements en Dauphiné menés par Montbrun), maréchal de France (1570), amiral des mers du Levant (1572 ?) et gouverneur de Provence (1573)[169].


Lamotte-Gondrin, écartelé au 1 & 4 d'or au château sommé de trois tours de gueules surmontées de trois têtes de maure de sable bandées d'argent (Castillon), au 2 & 3 d'argent à trois fasces ondées d'azur (Pardaillan-Gondrin)
Hector de Pardaillan, seigneur de Gondrin[170].
1561, 1562
Fût pourvu l'an 1561, et la même année il fut tué à Valence défendant les Catholiques. Ce fut par les ordres de François de Beaumont baron des Adrets qui commandait les Protestants, et qui se disait aussi Lieutenant au Gouvernement de Dauphiné. NON : Il était fils d'Hector de Pardaillan, et de Paule d'Espagne, dame de Montespan, et épousa Jeanne d'Antin fille d'Arnaud seigneur d'Antin, il avait eu pour troisième aïeul Bertrand de Pardaillan seigneur de Gondrin. Cette famille de laquelle est le Marquis de Montespan est de Guyenne, et porte d'argent au lion de gueules, et un orle de sept écussons de sinople ; elle écartèle de Castille de Tolongeon et d'Antin (faux : pas encore Antin !). Hector : premier né de l'union (1521) d'Antoine et de Paule d'Espagne dame de Montespan (fille d'Arnaud) ; il porte écartelé au 1 & 4 de Castillon et au 2 & 3 de Pardaillan et sur le tout d'argent au lion de gueules, et un orle de sept écussons de sinople fascés d'or (qui est d'Espagne Montespan) ; conseiller d'État, capitaine de 50 hommes d'armes des Ordonnances et des Gardes du corps du roi, servit en Allemagne comme Cornette de la compagnie de 100 chevaux-légers de M. de Grammont ; fut fait prisonnier près de Péronne, Lieut. de 100 chevaux-légers à Marienbourg sous M. de la Chapelle-aux-Ursins ; servit en Piémont, défit et tua le comte de Curson avec ses deux fils en 1588 et fut blessé au visage. Honoré du collier de Saint-Michel par Charles IX, donné par la maréchal de Montluc ; reçu chevalier du Saint-Esprit le 31 décembre 1585 ; obtient du roi le 23 juillet 1607 18.700 £ de don et meurt en 1611 âgé de 80 ans ; enterré à Bonnefons avec sa femme Jeanne d'Antin († 1610) fille du baron Arnaud, qu'il avait épousée le 8 décembre 1561 dont 3 enfants[171]
Blaise de Pardaillan seigneur de la Motte-Gondrin (nom complet p. 145) nommé (implicite : en 1560) malgré opposition de la noblesse dauphinoise (p. 127 et 146 : la noblesse ne veut pas d'un étranger). Il convoque la noblesse et assemble des troupes contre les protestants et en septembre 1560, Die envoie 10 soldats rejoindre l'armée royale (p. 131). Janvier 1561, demande des sous aux villes et avril, fait des remontrances à Die contre protestants (p. 134). Pardaillan pris à Valence le 30 avril 1562 dans la maison de Gaspard de Saillans et assassiné par Jean de Vesc sire de Montjoux (p. 147). Adrets reconnu comme lieutenant par Condé, Adrets nomme Jacques de Fay sire de Changy (Vivarois) en Valentinois et Diois (p. 148).[172]
Blaise de Pardaillan[173] seigneur de la Motte-Gondrin (v.1500-1562), gouverneur de Villeneuve de Marsan (17 avril 1554), d'abord homme d'armes de la compagnie du roi de Navarre (1526), puis lieut. de 40 lances sous M. de Maugiron, chevalier de l'ordre du roi & gentilhomme de sa chambre, obtient du roi (1544) un don de 4.000 £, lieut. de 50 lances sous le comte de Laval (1546), puis capitaine de 50 hommes d'armes (1559) et lieutenant général commandant en Dauphiné en l'absence du Duc de Guise avant janvier 1561 (avec Armoiries)[174]. Seigneurie de Castillon. Enfants : au moins Anne, ép. 11 avril 1545 Jean de Candale, baron de Doazit[175]. Épouse Jeanne de Saint-Lary en 1525[176], d'où Anne, Bertrand et Isabeau (ou Bertrand, Jean, Agnès et Isabeau) (sites généalogie). Blaise II recevra Henri de Navarre (Henri IV) chez lui au château de Brissoire le 30 juillet 1576[177].


Sassenage, burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueule, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout
  • Antoine de Bérenger-Sassenage, seigneur de Monteillez, fut proposé par la noblesse de Dauphiné pour succéder à Gaspard de Saulx en 1560 à la charge de lieutenant au gouvernement, suivant l'usage voulant que l'une des deux personnes occupant cette charge soit native du pays. Le roi décida d'imposer La Motte-Gondrin, que la noblesse refusa de reconnaître et le Parlement d'enregistrer[178].


La Forest, de sinople à la bande d'or frétée de gueule
  • Charles de La Forest, baron de Rumilly, fut illégitimement nommé lieutenant général en Dauphiné en 1562 par le duc de Savoie lors de ses incursions contre les protestants dauphinois. À la tête d'un corps de troupes, ce lieutenant combattit le baron des Adrets, mais « fut tué les armes en mains, sous les murs de Vienne, dans une rencontre avec les huguenocts l’an 1565 »[179].


Beaumont, de gueules à la fasce d'argent, chargée de trois fleurs de lys d'azur
  • François de Beaumont, baron des Adrets[180] fut nommé illégitimement au printemps 1562 par le prince de Condé révolté contre le parti du duc de Guise. Il prit la tête des protestants dauphinois et combattit Maugiron (lieutenant légitime) et le duc de Nemours (gouverneur du Lyonnais et d'Auvergne), ce dernier tentant ensuite de négocier la paix. Désavoué de ce fait par les protestants, le baron des Adrets fut révoqué par Condé (décembre 1562) puis arrêté à Valence (janvier 1563), d'où il fut rapidement relâché pour se rallier au parti catholique[181].


Crussol d'Uzès, parti, fascé d'or et de sinople de six pièces (Crussol), et de gueules aux trois bandes d'or (Uzès)
  • Jacques de Crussol, dit le baron d'Acier fut désigné très temporairement lieutenant-général ou gouverneur en décembre 1562, par la partie protestante des États du Dauphiné, sans aucune reconnaissance royale[182].


Pape de Saint-Auban, d'azur à la croix d'argent
  • Gaspard Pape seigneur de Saint-Auban[183] fut nommé illégitimement en décembre 1562 par le prince de Condé à la suite du désaveu du baron des Adrets, mais sa « lieutenance » n'eut pas le temps d'être effective : il fut arrêté par le parti de Guise au Mont-Tarare dans les jours qui suivirent, avant d'avoir pu rejoindre le Dauphiné[184].


Maugiron, mal gironné d'argent et de sable, de six pièces
Laurent de Maugiron, seigneur d'Ampuis, Dauphinois[185].
1562
Fût pourvu par commission l'an 1562, puis titulairement par des Lettres du mois de mars de l'an 1578[186] après Bertrand de Simiane. Il était fils de Guy de Maugiron (lieutenant en 1528) et d'Auzanne l'Hermite, et mari de Jeanne de Maugiron, fille de Laurent, seigneur de la Thivilière, et d'Agnès de Gottefrey.
Déjà en poste en mai 1562[187].


Simiane, d'or semé alterné de fleurs de lys et de tourettes d'azur
Bertrand-Rambaud de Simiane, baron de Gordes[188].
1564. Encore là en 1568[189] ?
Il était fils d'un autre Bertrand-Rambaud IV de Simiane[190], baron de Gordes, et de Perrette de Pontevez, et épousa Marguerite Alleman fille de Charles Alleman Seigneur de Champs, et d'Anne d'Albigny. Cette famille est une des plus anciennes de Provence et comporte trois branches en Dauphiné ; elle commence à Humbert, seigneur d'Apt, baron de Case-Neuve l'an 993.


Avançon, ...
  • Guillaume d'Avançon (1535-1600), archevêque d'Embrun, fut nommé par la Ligue en 1576 face au commandant des forces protestantes, Lesdiguières, et fut forcé de fuir sa ville épiscopale lors de sa prise par ce dernier en 1585[191].


Maugiron, mal gironné d'argent et de sable, de six pièces
Laurent de Maugiron (-1588),comte de Montléans[192].
1578, rétabli[193].
Wiki : Père de Louis le beau Borgne, mignon d'Henri II et de Timoléon, qui lui succèdera à la lieutenance à sa mort. Nommé (mais non reçu) en 1578 à l'Ordre du Saint-Esprit par Henri III.


Maugiron, mal gironné d'argent et de sable, de six pièces
Timoléon de Maugiron, comte de Montléans, Dauphinois[194].
1588
Il fût pourvu le 15 juin 1588 en survivance de son père Laurent, et épousa Françoise de Tournon.


Mayenne, écartelé, au 1 et 4, coupé et parti en 3, au premier, fascé de gueules & d'argent de six pièces (Hongrie), au second, d'azur semé de fleurs de lys d'or et au lambel à trois pendants de gueules (Anjou-Naples), au troisième, d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de croisettes du même (Jérusalem), au quatrième, d'or aux quatre pals de gueules (Aragon-Provence), en pointe, au premier, d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure de gueules (Anjou), au second, d'azur au lion contourné d'or, armé, lampassé & couronné de gueules (Gueldre), au troisième, d'or au lion de sable armé, lampassé & couronné de gueules (Juliers), au quatrième, d'azur semé de croisettes d'or aux bars adossés (Bar), sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent disposés en bande (Lorraine), le tout brisé d'un lambel à trois pendants de gueules ; au 2 et 3, contre-écartelé, en I et IV d'azur à l'aigle d'argent becquée, languée et couronnée d'or et en II et III d'azur aux trois fleurs de lys d'or à la bordure endentée de gueules et d'or (2 & 3 Este)
Charles de Lorraine (1554-1611), duc de Mayenne[195].
1588.
Il était fils puîné du duc François de Guise et d'Anne d'Este, frère et successeur du duc Henri de Guise[196], il épousa Henriette de Savoie, fille d'Honoré de Savoie marquis de Villars et de Françoise de Foix.


Ornano, écartelé aux 1 et 4, de gueules, à la tour donjonnée d'or maçonnée de sable, aux 2 et 3, d'or au lion de gueules, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or
Alphonse d'Ornano (1548-1610), colonel des Corses[197].
1589.
Fut pourvu le 26 août 1589. Il était fils de Sanpietro d'Ornano colonel-général des Corses sous Henry II et de Varnine d'Ornano. Il eut pour sixième aïeul un autre Alfonce d'Ornano, natif de Batalicia en Corse ; il fut aussi gouverneur de Guyenne[198], et eut pour femme Marguerite de Pontevez.
Gouverneur d'Aix en 1578, de Porquerolles en 1580, bat les protestants de Lesdiguières en 1587 puis avec lui se retourne contre le duc de Nemours, gouverneur du Lyonnais, favorable à la Ligue. Il sera nommé maréchal de France (1595) et chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1597) par Henri IV, date à laquelle il remet ses charges et mandats.


Pruniers, de gueules à la tour d'argent, surmontée d'une autre tour de même
Nommé le 24 avril 1590 par l'Assemblée de la noblesse à Vienne (pour pallier à l'absence d'Ornano[200]), nomination confirmée par une autre assemblée à Voiron le 21 novembre 1590 puis par le roi ; ce n'est qu'alors que les gouverneurs des villes lui rendirent compte[201].
Fut pourvu l'an 1590 pendant la prison d'Ornano à Auxonne ; il était alors Président au Parlement de Grenoble, dont il fut ensuite Premier Président (1603)[202]. Il était fils d'un autre Artus Prunier, trésorier-receveur-général de Dauphiné, et de Jeanne de la Colombière, et il épousa Honorade de Simiane, fille de François de Simiane, seigneur de la Coste en Provence, et de Claire Garin. Cette famille est originaire d'Anjou, où était Pierre de Prunier l'an 1430. Artus Prunier était cadet, et passa en Dauphiné ; la branche aînée a fini par Marie Prunier épouse de Pomponne de Belieure chancelier de France (Armoiries Allard p. 207-208).


Rabot, d'argent à cinq pals de gueules, 3 cométés et 2 flamboyants, au chef d'azur chargé d'un lion léopardé d'or
  • Ennemon de Rabot, seigneur d'Illins, Premier Président au Parlement de Grenoble (1584), Dauphinois[203].
Nommé sur commission d'Ornano en 1591 pour pallier à une absence, confirmé par le roi en 1592.
Fut pourvu l'an 1592[127]. Il était fils de Laurent de Rabot seigneur d'Upie conseiller au Parlement de Grenoble, et d'Emeraude d'Aurillac, et épousa Anne de Belieure fille de Jean de Bellieure. Il ne laissa qu'une fille nommée Anne, épouse de Christophe de Harlay (fils d'Achille, comte de Beaumont) (Armoiries Allard). Après lui les autres Premiers Présidents de ce Parlement ont été commis par les rois, pour gouverner en Dauphiné en l'absence du gouverneur et du lieutenant.


Bonne, de gueules au lion d'or armé et lampassé d'azur, au chef cousu d'azur chargé de trois roses d'argent (coeurées d'or et feuillées de sinople)

François de Bonne (1543-1626), duc de Lesdiguières (1611), puis maréchal (1621) et connétable de France (1622), Dauphinois[204].

1597.
Fut pourvu de cette Lieutenance le 12 septembre 1596 (plutôt octobre 1597, voire 1598 ?) et le 26 août 1600 il fut fait Gouverneur de la Savoie, le Duc de Créqui son gendre en fut fait Lieutenant. Il était fils de Jean de Bonne, seigneur de Lesdiguières et de Françoise de Castelanne, et il épousa Claudine de Bérenger fille d'André seigneur du Gaz et de Madeleine de Bérenger-Pipet. Cette famille commence à Bozon de Bonne qui vivait l'an 1250. (Armoiries Allard p. 208-209).
Nommé gouverneur de Grenoble (1591), commandant de Provence (fin 1595), il préside à la création du régiment de Bonne en 1597 sous la lieutenance d'Ornano.

Lieutenants du XVIIe siècle

Blanchefort-Créquy, coupé, au 1, parti, d'or à deux lions léopardés de gueules, l'un sur l'autre (Blanchefort), et d'or à un loup rampant d'azur (Agoult), au 2, tiercé en pal, d'azur à trois tours d'or (La Tour-Montauban), d'azur à trois pals d'or et au chef de même (Vesc), d'or à deux léopards lionnés d'azur, l'un sur l'autre (Maubec-Montlor) ; sur le tout d'or au créquier de gueules (Créquy, armes parlantes)

Charles de Créquy (v.1575-1638), duc, Pair et maréchal de France[205].

1610.
Il était gendre du connétable de Lesdiguières, ayant épousé Madeleine de Bonne sa fille, et fils d'Antoine sire de Créquy, et de Chrestiene d'Augerre. Le nom ancien de cette famille était Blanchefort, cet Antoine prit celui de Créquy, comme fils de Marie de Créquy dernière de cette famille, mariée à Gilbert de Blanchefort son père. (Armoiries Allard : Créquy, d'or au créquier de gueules).
Sert durant le conflit entre Savoie et Dauphiné sous les ordres de Lesdiguières de 1597 à 1600 (dont une année d'emprisonnement). Gouverneur de places-fortes picardes (1604), maître de camp (1606), succède à son beau-père en Dauphiné (1610) puis combat dans les conflits de Louis XIII.
La nomination comme gouverneur en 1612 de Louis de Bourbon, qui n'a que 8 ans, fait que Créquy-Lesdiguières assume la réalité du pouvoir[206].


Blanchefort-Créquy, coupé, au 1, parti, d'or à deux lions léopardés de gueules, l'un sur l'autre (Blanchefort), et d'or à un loup rampant d'azur (Agoult), au 2, tiercé en pal, d'azur à trois tours d'or (La Tour-Montauban), d'azur à trois pals d'or et au chef de même (Vesc), d'or à deux léopards lionnés d'azur, l'un sur l'autre (Maubec-Montlor) ; sur le tout d'or au créquier de gueules (Créquy, armes parlantes)

François de Créquy (v.1596-1677), duc, gouverneur du Dauphiné et Pair de France[207].

1638.
Nommé en survivance de son père, puis confirmé, il est ensuite nommé gouverneur de Dauphiné en 1641, Louis de Bourbon ayant été tué à Sedan[208].


Tournon, parti au premier de semis de France, au second de gueules au lion d'or

Just-Louis, comte de Tournon[209].

1642, 1643.
Fut pourvu le 22 février 1643 (Chorier : Lettres de 1642), il a été le dernier de sa famille, n'ayant laissé aucun enfant de Françoise de Neufville sa femme, fille de Nicolas de Neufville marquis de Villeroy maréchal de France, et de Madeleine de Créqui, la maison de Levis-Ventadour lui succéda, sa mère étant Charlotte de Levis, et son père Just-Henry comte de Tournon.


Béthune, d'argent à la fasce de gueules

Maximilien-François de Béthune (1615-1662), duc de Sully[210].

1644
Fut pourvu l'an 1644. Il était fils de Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, Grand maître de l'artillerie de France, et de Françoise de Créquy, et épousa Charlotte Seguier fille de Pierre Séguier chancelier de France et de Marguerite Fabry. La généalogie de cette famille a commencé à Robert seigneur de Béthune, qui vivait l'an 970.


Béthune, d'argent à la fasce de gueules

Maximilien-Pierre-François de Béthune (1640-1694), duc de Sully[211].

1659
Fils du précédent, fut pourvu le 28 septembre 1659, et épousa en 1658 Marie-Antoinette de Servien, fille d'Abel Servien surintendant des Finances, ministre d'État, et d'Augustine Le Roux.


Clermont, de gueules à deux clefs d'argent, passées en sautoir

François de Clermont-Tonnerre (1601-1679), comte, vicomte de Tallard.

1661 (31 décembre)
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Blanchefort-Créquy, coupé, au 1, parti, d'or à deux lions léopardés de gueules, l'un sur l'autre (Blanchefort), et d'or à un loup rampant d'azur (Agoult), au 2, tiercé en pal, d'azur à trois tours d'or (La Tour-Montauban), d'azur à trois pals d'or et au chef de même (Vesc), d'or à deux léopards lionnés d'azur, l'un sur l'autre (Maubec-Montlor) ; sur le tout d'or au créquier de gueules (Créquy, armes parlantes)

Charles-Nicolas de Bonne de Créqui (v.1634-1674), marquis de Ragny[212].

1670.
Fut pourvu le 22 avril 1670. Colonel de cavalerie, il était fils cadet de François de Bonne de Créqui, duc de Lesdiguières, lieutenant puis gouverneur de Dauphiné, et d'Anne de la Magdelaine-Ragny. Meurt sans descendance le 28 novembre 1674 durant la guerre de Hollande[213].


Hostun, de gueules à la croix engrelée d'or

Camille d'Hostun (1652-1728), duc d'Hostun, comte de Tallard, maréchal de France, Dauphinois[214]

1675, 10 avril.
Il est fils de Roger, marquis de la Baume d'Hostun, sénéchal de Lyon, et de Catherine de Bonne dame d'Auriac et de la Rochette, vicomtesse de Tallard, et il avait épousé (28 décembre 1677) Marie Catherine de Grolée († 30 mai 1701) fille de Charles de Grolée comte de Viriville, et de Catherine de Dorgeoise (dont 3 enfants). Ambassadeur en Angleterre, s'illustre durant la guerre de Succession d'Espagne avec la prise de Landau, de Trêve et de Trarbach (1702). Vieille famille Dauphinoise, à qui la terre de Hostun dans le Royannais a toujours appartenu. (Armoiries Allard).
(Dates mariage et décès de Marie-Catherine). Marquis > duc (mars 1712), Pair de France 2 avril 1715, guidon des gendarmes Anglais 29 nov. 1667), maître de camp lieutenant du régiment royal des cravates (13 janvier 1669), lieut-gal au gouvernement de Dauphiné (10 avril 1675-1719), brigadier des armées du roi (25 février 1677), maréchal des camps et armées du roi (24 août 1688), lieut.-gal des armées du roi (30 mars 1693), ambassadeur extraordinaire en Gde-Bretagne (1698-1701), gouverneur et lieut-gal des comté, pays et châteaux de Foix et sénéchal de Carcassonne (25 avril 1701-février 1702), chevalier des ordres du roi (reçu 15 mai 1701), maréchal de France (14 janvier 1703), prisonnier à Höchstaedt et emmené en Angleterre (août 1704-novembre 1711), gouverneur et lieut-gal de la comté de Bourgogne et gouverneur particulier de la citadelle de Besançon (14 octobre 1704-†), conseiller au Conseil de Régence (1717), porteur du vase de vin au sacre de L.XV (25 octobre 1722), membre honoraire de l'Académie des Sciences (septembre 1723), ministre d'État (1726)[215].

Lieutenants du XVIIIe siècle

Alleman, de gueules semé de fleurs de lys d'or, à la bande d'argent brochant sur le tout
  • Pierre Alleman (1655-1713), comte de Montmartin[216]
Avant 1713
Frère d'Ennemond Alleman, évêque de Grenoble, et "l'un des quatre lieutenants du roi au gouvernement de Dauphiné"[217].


Sassenage : burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules lampassé, armé et couronné d'or brochant sur le tout

Ismidon-René de Sassenage (1671-1730), comte de Sassenage et de Brion[218]

Avant 1720
Premier gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans "et lieutenant général en Dauphiné"[219].


Ducs d'Orléans

Louis duc de Chartres (1703-1752), duc d'Orléans (1723), petit-fils de Louis XIV

1719
Nommé gouverneur et Lieutenant-général de Dauphiné (??), il n'y réside pas.
Chabrillan : d'azur à une tour crénelée de cinq pièces et sommée de trois donjons, chacun crénelé de trois pièces, le tout d'argent maçonné de sable, à la patte d'ours d'or mouvant du quartier senestre de la pointe et touchant la porte de la tour.
Antoine de Moreton de Chabrillan étant déjà adjoint au lieutenant-général comme lieutenant du roi pour les secteurs de Valentinois, Diois, Tricastin et Baronnies de 1698 à 1721, il accepte des pouvoirs élargis à Montélimar et aux rives du Rhône jusqu'en 1747[220].


Sassenage : burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules lampassé, armé et couronné d'or brochant sur le tout

Charles-François de Sassenage (1704-1762), marquis de Sassenage, comte de Montélier, baron de Pont-en-Royans, etc.[221]

1720 et 1730
Nommé en 1720 en survivance de son père Ismidon-René, puis titulaire le 16 avril 1730, il se démet en 1746. Colonel (1721), maître de camp d'un régiment à son nom (1722-1740), brigadier de cavalerie des armées du roi (1734), nommé dans l'entourage du Dauphin (1745), chevalier des Ordres du roi et chevalier d'honneur de la Dauphine (1749, titulaire en 1752)[222].


Emé de Marcieu, d'azur à l'agneau passant d'argent, au chef d'or chargé de 3 rencontres de taureaux de sable
  • Pierre Emé de Marcieu (1688-1778), comte de Marcieu, famille dauphinoise[223] ; lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Valence, blessé en 1735, est nommé en 1743 commandant en chef du Dauphiné.


Clermont, de gueules à deux clefs d'argent, passées en sautoir

Gaspard de Clermont-Tonnerre (1688-1781), marquis de Cruzy et de Vauvillers, famille dauphinoise[224].

1747
Militaire, chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit (1724), maréchal de camp de la cavalerie(1733), gouverneur de Mont-Dauphin puis Lieutenant-général des armées du roi (1734), gouverneur de Belfort (1739), maréchal de France (1747), duc et pair de France suite au sacre de Louis XVI (1775)[225]. Il lui sera adjoint, comme commissaire principal puis commandant en second, Pierre de Bourcet à partir de 1759[226].


Clermont, de gueules à deux clefs d'argent, passées en sautoir

Jules de Clermont-Tonnerre (1720-1794), comte puis duc, marquis de Cruzy et de Vauvillers, comte d'Épinac[227], famille dauphinoise.

1765
Nommé en survivance de son père âgé[228] et secondé par Nicolas de Virieu à partir de 1781[229], il aura à affronter l'émeute de la Journée des Tuiles à Grenoble en 1788, durant laquelle il est remplacé par son successeur[230].


Emé de Marcieu, d'azur à l'agneau passant d'argent, au chef d'or chargé de 3 rencontres de taureaux de sable
  • Pierre-Louis Emé de Marcieu (1728-1804), comte de Marcieu et de Boutières, famille dauphinoise[223] ; nommé (vers 1778 ?) lieutenant-général commandant la division du Dauphiné et gouverneur de Valence puis de Grenoble.


Vaux, d'or à la bande de gueules, chargée de trois croissants d'argent, les cornes dirigées vers le canton dextre du chef

Noël de Jourda (1705-1788), comte de Vaux, seigneur d'Artias, maréchal de France (1783)

1788 (juin-septembre)
Il conquiert la Corse (dont il sera gouverneur) l'année de la naissance de Napoléon Ier. Nommé en Dauphiné en remplacement de Clermont-Tonnerre durant les émeutes de Grenoble, il tombe malade et meurt en moins de trois mois[231].


Références

  • Guy Allard, Oeuvres diverses : Les gouverneurs et les lieutenans généraux au gouvernement de Dauphiné, Grenoble, Jean Verdier impr., (réimpr. H. Gariel, Bibliothèque historique et littéraire du Dauphiné, t. 1, Grenoble, E. Allier impr., 1864, 489 p.) (lire en ligne), p. 155-211
  • Guy Allard, Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, t. 1 : (A-J), Grenoble, (lire en ligne)
  • Guy Allard, Dictionnaire historique, chronologique, géographique, généalogique, héraldique, juridique, politique et botanographique du Dauphiné, t. 2 : (L-Z), Grenoble, (lire en ligne)
  • Justin Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie Nationale, (réimpr. Nyons, Chantemerle éd., 1973, nec var.) (lire en ligne)
  • Jules Chevalier (chanoine), Essai historique sur l'église et la ville de Die, t. 3 : 1509 - 1790, Valence, J. Céas,
  • Nicolas Chorier, L'Estat politique de la province de Dauphiné, t. 1, Grenoble, R. Philippes, , 358 (+20) (lire en ligne)
  • Nicolas Chorier, Histoire générale de Dauphiné, t. 2 : Depuis l'an M. de N.S. jusques à nos jours, Lyon, J. Thioly, , 782 p. (lire en ligne)
  • Jacques le Quien de La Neufville (posthume), Histoire des dauphins de viennois, d'Auvergne et de France, t. 2, Paris, G. Desprez, (lire en ligne)
  • Emmanuel Pilot de Thorey, Catalogue des actes du dauphin Louis II : devenu le roi de France Louis XI, t. 1, Grenoble, Maisonville, 1899a (lire en ligne)
  • Emmanuel Pilot de Thorey, Catalogue des actes du dauphin Louis II : devenu le roi de France Louis XI, t. 2, Grenoble, Maisonville, 1899b (lire en ligne)
  • Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial du Dauphiné : contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, Lyon, L. Perrin, (lire en ligne)